1920 : Noël en demi-teinte chez la famille ouvrière De Block à Stekene. Quelques mois plus tôt, leur fille Margriet, 16 ans, a été surprise par la douane dans la zone frontalière interdite avec les Pays-Bas avec 1.033 francs en pièces d’argent.

Un corset avec des ficelles
Margriet a d’abord nié catégoriquement, mais les gardes-frontières l’ont vue jeter deux paquets de pièces lorsqu’ils l’ont poursuivie. Elle a également fait l’objet d’une fouille corporelle. L’épouse de l’un des deux gardes-frontières a découvert que Margriet avait attaché des ficelles à son corset pour nouer les paquets d’argent et les dissimuler sous ses vêtements.
Sanctions sévères
À l’époque, le trafic d’argent était passible de sanctions sévères : une peine de prison de quatre à douze mois, plus une amende de deux fois la valeur des pièces (2 066 francs…). Ceux qui ne pouvaient pas payer l’amende pouvaient « opter » pour une peine de prison plus longue.
Margriet étant mineure, son père devait payer l’amende, mais comme il refusait de le faire, elle passa un Noël et un Nouvel An en solitaire dans la prison de Termonde…
Photo de Margriet
Le dossier judiciaire de Margriet se trouve dans les archives du tribunal correctionnel de Termonde. Notre bénévole Stéphan a également trouvé dans son dossier sa carte d’identité avec photo. C’est toujours agréable de pouvoir mettre un visage sur une histoire !

(Archives de l’État de Gand, Archives du tribunal correctionnel de Termonde C 0000, n° 24, dossier 1583).